dimanche 26 octobre 2008

Ca, c'est fait... :(



un semblant de grâce dans un monde de ...brutes...(osé j'avoue...)


saison des pluies, même à Pattaya...

Hé bien, imaginez le pire concernant les motivations touristiques destination la Thaïlande, et vous êtes encore loin du compte...
On a voulu voir de quoi on parlait exactement en évoquant la débauche de Pattaya; c'est bon, on en a eu plein les yeux, et ça fait pas plaisir... Finis les ooh! outrés du début du séjour à Bangkok en croisant un couple "mixte" (vous devinerez sans mal de quel sexe sont respectivement les représentants des 2 communautés thaïe et occidentale...) tranquille au resto (le "oh" étant proportionnellement long à la différence d'âge -puissance la différence de poids- entre les 2 partenaires....). On a touché le fond, les paumés de la vie, les dégueus, les pourris, tous dans le même trou si j'ose dire, et avec femmes/filles/fillettes/garçons...tout vu! Dans tout genre d'endroits!
Et ne vous imaginez pas qu'on était l'exception touristique : il y en a qui venaient en couple (bon, là passe encore, chacun son trip hein...) mais aussi en famille : gamins de 5 ans sur les épaules! On en a croisées plusieures comme ça! Là, nous pas comprendre/pas vouloir comprendre non plus...

Bon, si je vous dis ça, c'est pas pour le plaisir de répéter ce que tout le monde sait, mais c'est parce que je ne sais plus quoi penser. Sachant que tout un pan de l'économie thaïe repose sur cette industrie, et qu'apparemment la culture thaïe pousse presque les jeunes filles d'une certaine classe sociale (pas la plus aisée évidemment) à pratiquer ce genre de choses pour rapporter de l'argent à la famille (c'est accepté, voire encouragé!), je n'arrive plus à me faire un jugement (moi la petite occidentale qui a bien de la chance d'avoir des sous/d'étudier/de voyager). Et puis si vous questionnez des thaïs sur le sujet, sourires et haussement d'épaules gêné. 
Quelques heures de détente quand-même: le show des lady-boys (je suis certaine que la majorité des mecs vous ne feriez pas la différence avec une top-model pour certains! moi je ne la faisais pas en tout cas, c'était à vous donner des complexes!), où c'était à la rigolade bonne ambiance. Jusqu'au défilement des gars (gamins?) numérotés sur la scène. C'était pour nous le moment de partir...
Bref, petits occidentaux, il faut revoir nos repères point de vue moral qui sont mal ajustés ici...

jeudi 23 octobre 2008

Khao Yai!

Marre des embouteillages? Des klaxons? De la fumée? Des chiens? Allez, petit week-end green and wild attitude dans la Parc Naturel de Khao Yai!



Premier avantage et non des moindres: il n'est pas mentionné dans le Routard ni dans la plupart des guides touristiques, ce qui exclut d'office les wagons d'hollandais à la bermudas/appareil photo en mode on perpetuel, et autres occidentaux lourdingues! (attention j'ai rien de spécial contre les hollandais hein! mais bon c'est plus facile que de dire français n'est-ce pas! ;) )
De ce fait c'est les thaïs qui viennent ici, en famille ou en z'amoureux! D'ailleurs on y croise pas mal de bolides décapotables rouges ou turquoises, transportant un "fils à papa" style thaï à droite (ici on conduit à l'anglo-saxone) et une petite poupée bien sappée et maquillée à gauche, lunettes de soleil oblige! En général, ces bijous à roues se déplacent par deux (ben oui, commnt faire "la" photo de magazine sinon? T'avance au ralenti, l'autre passe devant et te flashe les cheveux au vent...si c'est pas la classe ça!).




Pour en revenir au parc lui-même (aaah!, ben on peut pas rester toute la journée dans le monde jet set!désolée!), c'est magique! De la verdure, de la forêt, des arbres, des feuilles, de la chlorophylle et.....des sangsues!!!!! ah, vous vous y attendiez pas à celle-là pas vrai? Et pourtant, on est obligé de porter des protection (guêtres), car pieds à terre elles montent par dizaines sur vos petites jambres, pour le coup bien couvertes! (mesdemoiselles, oubliez vos mini-juppes!). Y'a pas plus stressant je crois! Frissons garantis chaque fois que vous en attrapez une qui a réussi à se faufiler jusque qur votre ventre ou dans le dos...Inspections fréquentes exigées! Bon, y'en a pour qui ça n'a pas suffi, les petites bestioles ont pu se gorger de sang avant qu'il ne se rende compte du vol héméglobinaire...Je vous assure, les voir à l'oeuvre c'est pas top top!


Bien, en forme maintenant? Parce qu'on attaque l'échelle un peu plus macroscopique là! Alors, imaginez-vous roulant sur la bande goudronnée, admirant le défilement des lianes et troncs face à vous (désolée, j'utilise égocentriquement le référentiel "moi", m'en voulez pas!) quand, soudain, apparaît au second virage une famille de... macaques! Par dizaines! Et ils n'ont pas peur du tout! Pour être honnête, c'est plutôt vous qui avez un peu les pétoches: face à des boules de muscles, de dents et de griffes comme ça, on fait profile bas! 




Puis, en s'avancant dans la forêt, scrutez le haut des arbres: et oui, vagabondant de sommets en sommets, les gabbons volent carrément au-dessus de vos têtes! Baissez les yeux, et zappez les sangsues (toujours là évidemment), pour vous consacrer à l'étude des bestioles...non pas rampantes (pas de serpent pour cette fois!) mais "trottinantes" : admirez scorpions et caméléons!






Pour voir tout ça, je vous préviens, à moins d'être un zoologiste expérimenté, il faut partir avec un guide local, qui connait les chemins dans la jungle (et comment en sortir aussi!), et qui sait quoi chercher où... Nous sommes partis avec Greenleaf (www.Greenleaf.com) ils sont vraiment cool et parlent très bien anglais. C'était la minute pub "tourisme en Thaïlande"...;)!

Mais j'ai gardé le meilleur pour la fin....

Tout d'abord, visite d'une grotte chauve-sourissienne (avec en promo qqs araignées de 15 cm de gabarit, je vous mets les photos dès que j'ai récupéré ça!), et observation du départ groupé à 18h pour la soupe! Festin qui dure jusqu'à minuit, comme Cendrillon elles rentrent faire de beaux rêves la tête en bas... Elles sont tellement nombreuses dans ce "dortoir" que le ruban de sortie (ça fait un peu cet effet-là de les voir voler à la chaîne!) s'étend et se déroule pendant une heure au moins, le temps que tout le monde soit dehors! petite vidéo illustratrice (sorry pour la qualité, je fais avec le matos dispo!)


Chauve-qui-peut! La soupe est servie!

Enfin, Thaïlande oblige, on termine sur....un éléphant! et oui, on l'a traqué pendant 2 jours, et on tombe dessus sur le chemin du retour! Impressionnant! Faut faire vraiment gaffe, surtout que les thaïs savent pas très bien réagir et font n'importe quoi avec leurs bagnoles...Bref, un peu stressant, mais tellement incroyable!


Allez, oubliez pas de vérifier que des sangsues ne se soient pas faufilées jusque dans votre coup ou oreilles (ça arrive!), et à la prochaine!

dimanche 12 octobre 2008

Koh Samet

Et voilà, la première île visitée...j'ai nommé koh Samet! Pas beaucoup de commentaires, je vous laisse par les photos deviner de notre principale activité...bronzette, visite des ces monsieurs poissons bariolés et autres étoiles et éponges de mer, baignade aussi, bien sûr!
La soirée était ambiance thaïe, c'est la jeunesse de Bangkok qui vient faire la fête le we et danser (attention les déhanchés...masculins! on faisait pâle figure à côté!) jusqu'au matin sur les plages de l'île, à la lumière des jongleurs de feu... vraiment très sympa!surtout après un lever à 4h du matin, c'est une longue journée!!! par contre, on est d'accord, c'est vraiment juste pour glandouiller un we tranquille au soleil, parce que y'a rien à faire d'autre!










vendredi 3 octobre 2008

Kanchanaburi






Et voilà! Premier week-end en dehors de Bangkok! 2h de bus départ 7h de la maison...et arrivée la gorge enrouée (et oui, la Thaïlande est un pays de contraste, quand tu perds 10 litres d'eau dehors en courant à peine à 6h30 du mat' -hé hé pour les lève-tards c'est tout droit direction le four, cuisson vapeur s'il vous plait!- tu te les cailles dans n'importe quel endroit fermé à cause d'une clim mise à fond les manettes... et moi qui bosse sur le changement climatique...Arrivée en tuk tuk forcément, mais cette fois non motorisé (contrairement à BKK)! Ici c'est à l'ancienne, à pédales! 



Arrivée au Sugar Cane où nous attendent de superbes bungalows, incroyable comme c'est beau! je vous mets la  vue du lendemain matin à 7h, quand tout est encore calme, personne dehors sauf quelques pêcheurs...Et à ce moment-là, tu réalises vraiment que tu as quitté Bangkok et ses voitures, klaxons, marchands de rue criards...zen attitude...





Puis on enchaîne dans un resto conseillé par le routard, pas cher d'accord, mais y'a moyen d'attendre ses plats pendant...1 heure! vrai de vrai! Bah, lui là, il a le temps dans sa barque...on n'a pas réussi à savoir ce qu'il faisait exactement, qu'est-ce que vous diriez d'une pêche au lotus? après, moi, personnellement, je tremperais pas ma main là-dedans: ça grouille de petites et surtout moins petites bestioles suspectes...



Alors s'il y a un truc que je vous DECONSEILLE ABSOLUMENT, c'est la visite duTiger Wat (temple des tigres). Pourquoi donc? Mais mes amis, c'est la plus grande arnaque touristique doublée d'un scandale animalier que j'ai vus pour l'instant! D'abord tu paies supra cher pour un truc minus, ensuite on te dis que c'est un temple (ah, pas vu un seul bouddha moi, mais bon ok un temple d'herbes et de cailloux, pourquoi pas hein?!) donc qu'est-ce que tu fais? Tu mets un pantalon long et prend une écharpe pour les épaules (et oui, la dure vie des filles en Thaïlande: épaules nues="fille facile", voire prostituée...), toute présentable. Hé ben non! le gars à l'entrée te stoppe, et vas-y qu'il t'oblige à acheter le T-shirt du temple pour entrer! et là, non seulement ça double le budget, mais en plus c'est qu'une question de fric!!!!rien à voir avec la religion, j'étais couverte!!!mais voilà, il a sa fréquence à tenir (1 touriste sur 10 je dirais), et j'étais la n*10ème à passer...arghhhh! mon sang-froid a vraiment bien tiédi à ce moment-là, croyez-moi! donc voilà mon nouveau pyjama...



Mais ce n'était pas le pire! Figurez-vous que ce parc est une véritable usine à touristes, dans laquelle les tigres sont drogués, donc complètement amorphes, de façon à ce que les visiteurs se fassent prendre en photo à côté! et c'est tout! et pour avoir la tête des plus gros sur les genoux, ça fait bien sur le cheminée quand tu rentres aux States n'est-ce pas, ben tu paie encore pardi! un mot: SCAN-DA-LEUX! et WWF, il est où là?!!!


Heureusement, il y avait quelques animaux en liberté et un peu plus réveillés...des cochons...


Le lendemain, course cavale pour tout faire! D'abord le parc national d'Erawan, avec ses 7 cascades....splendide, avec les petits (et plus gros!) poissons qui te mordillent les pieds dès que tu rentres dans l'eau (assez fraîche d'ailleurs...tant mieux!), mais rempli d'hollandais et hollandaises qui prennent des pauses...euh...assez osées dirons-nous, pour la photo de la cheminée, encore hé hé!




Puis balade à dos d'éléphants....Avant l'énorme averse sous laquelle un petit "bambou rafting" était bien marrant!


Et pour finir la ligne de chemin de fer construite pendant la 2nde GM par les prisonniers anglais et américains (je crois..) sous le joug des japonais qui voulait arriver en Birmanie par cette ligne, qui desservait donc le train de la mort (ligne maintes fois trafiquée par les prisonniers mêmes qui la construisaient) et donc, forcément, passage par le pont de la rivière Kwaï...

Pour ceux qui n'ont pas vu le film, petit passage wikipeia/culture gé (vous me direz merci après, vous verrez ;) ), bon vous pouvez sauter si ça vous soûle hein...:

Le colonel Saïto commande un camp japonais de prisonniers de guerre en Thaïlande lors de l'expansion de l'Empire japonais en Extrême-Orient durant la Seconde Guerre mondiale. Il reçoit dans ce camp perdu au milieu de la jungle un nouveau groupe de prisonniers britanniques, commandés par le colonel Nicholson. Il doit aussi faire construire un pont sur la rivièreKwaï, avec une échéance impérative : un train d'importance stratégique doit y passer. Le colonel Saïto décide donc de mettre à l'ouvrage ses prisonniers et exige du colonel Nicholson que même les officiers se mettent au travail. Le colonel Nicholson refuse ce dernier point, non conforme aux accords de Genève sur les prisonniers de guerre. Saïto brime alors sévèrement Nicholson et met à l'épreuve sa résistance physique, espérant ainsi le forcer à céder. Nicholson ne cède pas, par principe. Tenant tête à ses geôliers, Nicholson inspire une grande admiration à ses hommes.

Mais il voit aussi l'effet qu'ont la détention et ce travail forcé et volontairement mal fait par sabotage sur les militaires dont il est responsable. Il parvient donc à un accord avec Saïto : le pont, mal conçu, sera construit sous son commandement et suivant ses plans. Il met au travail ses officiers, et constatant que le temps manque, convainc les malades et blessés de participer, allant ainsi au-delà de la demande initiale de Saïto. L'ouvrage productif et le but commun à atteindre par les Britanniques ont un effet très positif sur le moral des troupes. Nicholson a trouvé un moyen de remettre de l'ordre chez ses subordonnés et de leur donner un sentiment positif de fierté pour le travail accompli, alors qu'ils sont vaincus et prisonniers.

En parallèle, un détenu américain, le commandant Shears, est parvenu à s'enfuir et fait part aux alliés de la construction de ce pont. Cela les inquiète et on décide de renvoyer cet ancien prisonnier avec un commando pour plastiquer le pont dont il faut à tout prix empêcher la réalisation. Shears refuse de retourner dans l'enfer duquel il s'est échappé, mais il est rattrapé par son passé : il a usurpé son grade et son identité lors du naufrage de son bâtiment et il est découvert et contraint d'accepter la mission sous les ordres du major Warden. Le commando arrive sur place la nuit précédant le passage du train et met en place les explosifs sur le pont achevé la veille. Ils attendent alors l'aube, le but étant de faire sauter le train avec le pont. En attendant le passage du convoi, le colonel Nicholson aperçoit le dispositif de destruction, le niveau de la rivière ayant baissé durant la nuit. Perdant tout à fait de vue que la construction du pont sert l'ennemi dans une guerre qui dépasse les enjeux locaux, il prévient le colonel Saïto et provoque la mort du commando sauf le major Warden couvrant ses hommes. Le colonel Nicholson est mortellement blessé dans la fusillade, mais retrouve sa lucidité dans ses derniers instants, et dans son dernier souffle déclenche lui-même l'explosion en tombant sur la boîte de commande au moment où le train franchit le cours d'eau.


quelle histoire!


Bon, retour à Bangkok et aux joies de la métropole moderne...mais demain, départ pour la plage hé hé!


Autre nouvelle : je suis dans mon nouvel appart!!!!youhou! ah ben jsuis contente moi! ;)

Bisous bisous!